Engie : #StopThabametsi !

malika holande oranch - copieLa France ne doit plus exporter ses projets polluants. Pour la santé des populations, pour une transition juste, #StopThabametsi !

Le 28 avril, Gérard Mestrallet annonçait lors de l’assemblée générale de GDF SUEZ (depuis rebaptisée Engie) que le groupe n’avait “pas de centrale à charbon en Afrique du sud”. Or le projet Thabametsi est bien réel, et aura des incidences bien réelles sur les populations locales : Engie est en train de réunir les permis nécessaires au projet, dans un pays où 90 % de l’électricité provient déjà du charbon.

Les impacts désastreux des mines et centrales de charbon sur les conditions de vie des communautés, l’environnement local et le climat ne sont plus à prouver. Le secteur du charbon en Afrique du Sud a démontré que les bénéfices sont dérisoires pour les populations locales, notamment en termes d’accès à l’électricité et d’emploi.

Les entreprises françaises, dont l’activité charbon est marginale en France, ne peuvent pas continuer à délocaliser leur pollution.

L’Etat français est propriétaire de 33% des parts dans le groupe. Le fait que l’État français soit responsable des choix d’investissement de ces entreprises entre en contradiction avec les récentes annonces charbon faites notamment lors de la dernière conférence environnementale en novembre 2015. A cette occasion, François Hollande avait admis la nécessaire fin des subventions publiques aux énergies fossiles et annoncé la fin des crédits exports au charbon.

Cette année est charnière pour la question climatique. Au delà des paroles, nous attendons des actes forts pour tourner la page des énergies du passé. A la veille de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique accueillie par la France, la poursuite de ces investissements risque de peser lourd sur l’image de la France. François Hollande ne peut pas être crédible lorsqu’il appelle le reste du monde à agir pour le climat s’il laisse les entreprises françaises investir dans les énergies fossiles. Ce manque de cohérence montre que la France n’est pas prête à assumer sa responsabilité dans le changement climatique.

Aujourd’hui à Johannesbourg, 1 000 personnes marcheront sur le consulat de France ainsi que devant les bureaux d’Engie. Nous nous mobilisons en soutien aux communautés affectées, et appelons Engie à se retirer du projet définitivement, pour se tourner vers une transition garante de l’emploi, basée sur les énergies renouvelables.

Une action menée par Earthlife, avec le soutien des Amis de la Terre France, des Amis de la Terre International, Groundwork, 350 Africa.

Pour en savoir plus sur le projet et la mobilisation :

Contact presse : Les Amis de la Terre, Malika Peyraut – 06 86 41 53 43 –  malika.peyraut@amisdelaterre.org